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L'African School of Economics (ASE) est en partenariat avec l'Université de Princeton aux États-Unis. Dans le cadre de ce partenariat, l'ASE reçoit des étudiants de Princeton sur son campus d'Abomey-Calavi (Bénin), en accord avec le programme Princeton in Africa Fellowship. Alex Dobyan est l'un de ces étudiants qui a passé une année ici. À la fin de son séjour au Bénin, nous nous sommes approchés de lui pour en savoir plus sur son expérience sur le campus de l'ASE.

Pouvez-vous vous présenter, s'il vous plaît?

Je m'appelle Alex Dobyan et j'ai travaillé à l'ASE en tant que membre de Princeton-in-Africa pour l'année écoulée. La bourse Princeton-in-Africa parraine les diplômés récents des universités américaines pour travailler dans des organisations africaines pendant un an.

Comment était votre séjour au Bénin?

Honnêtement, c'était à la fois un changement d'air et un challenge. J'ai vraiment apprécié apprendre l'histoire, la culture, l'économie, etc., du Bénin. J'ai aussi l'impression d'avoir construit une bonne relation avec beaucoup d'étudiants chez ASE, ce qui est génial. Cela a rendu mon séjour plus agréable.

Dans quels autres pays êtes-vous allé ?

Avant d'arriver, je me suis rendu au Rwanda et au Maroc. Depuis mon arrivée au Bénin, j'ai visité le Togo, le Ghana, la Tanzanie et la Côte d'Ivoire.

Comment l'environnement global au Bénin est-il par rapport à ces pays?

Il existe certainement des différences culturelles; en général, l'Afrique de l'Est est plus décontractée et ordonnée, tandis que l'Afrique de l'Ouest est plus animée. Je préfère la plupart des autres villes que j'ai visitées comme Abidjan, Kigali et Dar es-Salaam à Cotonou; Cotonou est trop polluée, et la circulation est vraiment dangereuse avec tous les zemidjans. Le grand avantage que possède le Bénin est le niveau de stabilité politique et de liberté, et vous pouvez dire que les Béninois sont vraiment engagés et disposés à partager leurs opinions.

Quelle a été votre implication dans les activités ASE?

Mes deux principaux rôles étaient de travailler sur la recherche avec le professeur David Gbaguidi, et l'enseignement des cours d'anglais, de GRE et de TOEFL pour nos étudiants. J'ai également travaillé avec la faculté pour développer des propositions de bourses d'études et de recherche.

Quelle est votre appréciation générale des activités de l'école, universitaires et non académiques?

Il a été formidable de faire partie de la section recherche de l'ASE, qui est à la fois intéressante et de haute qualité. Il y a ici un certain nombre d'étudiants vraiment prometteurs, et j'espère qu'ils vont aller loin. Je pense qu'il est vraiment intéressant de voir les professeurs invités et les chercheurs qui viennent à l'ASE, et j'espère que dans le futur l'ASE pourra drainer davantage d'étudiants de toute l'Afrique, pas seulement du Bénin ou des pays voisins. En ce qui concerne les activités non académiques, il semble que les étudiants passent tellement de temps à étudier qu'ils n'ont pas le temps pour beaucoup d'autres choses! Je sais qu'il y a des initiatives pour amener les étudiants à jouer au football ou à faire de la musique, mais je n'ai pas vraiment participé.

Quel conseil pouvez-vous donner aux étudiants de l'ASE?

Tout d'abord, ils doivent travailler très dur. Si vous allez sur le marché du travail international ou à l'étranger pour étudier après l'ASE, vous devez travailler beaucoup plus fort que vos concurrents pour prouver que votre CV du Bénin est tout aussi bon que quelqu'un d'un pays de l'Ouest. Deuxièmement, vous devez prendre des risques et avoir un esprit ouvert. Beaucoup d'étudiants disent qu'il y a peu d'opportunités au Bénin ou dans d'autres pays francophones d'Afrique de l'Ouest, et tout le monde demande les mêmes emplois. Trouvez des moyens de créer vos propres opportunités ou d'acquérir de l'expérience quelque part de nouveau, surtout dans une nouvelle partie de l'Afrique que vous pouvez utiliser plus tard dans votre carrière pour obtenir un avantage.

Merci pour vos réponses et conseils éclairés.