Messan Agbaglah est Professeur de Microéconomie à l’African School of  Economics (ASE).  Avant de rejoindre l’ASE, il était chercheur au gouvernement fédéral du Canada.  Il est titulaire d’un Doctorat en Economie à l’Université de Montréal au Canada, après un diplôme d’Ingénieur en Statistique Economie communément appelé ISE à l’Ecole de Statistiques d’Abidjan. Il est togolais. Le Docteur Agbaglah a accordé une interview à l’équipe de communication.

ASE Communications : Comment avez-vous entendu parler de l’ASE et comment s’est passé votre recrutement ?

Dr. Agbaglah: Je connaissais l’école depuis sa création puisque j’étais promotionnaire des tous premiers professeurs qui sont venus ici. Je suivais l’ASE progressivement dans le temps. Puis après, j’ai eu l’opportunité de rencontrer le professeur Léonard. On a discuté et voilà, il m’a invité à présenter un séminaire. Je suis venu présenter un séminaire en septembre 2016 et je suis passé en mission pour un cours de théorie en microéconomie pour les étudiants en Doctorat et en MMES (Master en Mathématiques, Economie et Statistique). C’est après ces interactions que j’ai rejoint l’ASE pour de bon.

ASE Communications : Quelle appréciation faites-vous de l’ASE depuis que vous êtes là (administration, interaction avec les étudiants) ?

Dr. Agbaglah:  l’ASE, c’est un projet unique en Afrique francophone par rapport à ses ambitions, à ce qu’elle a eu à réaliser déjà. Essentiellement, je pense c’est quelque chose qu’il faut pour l’Afrique et moi je veux juste en faire partie pour mettre mes compétences à son service. J’espère qu’on va cheminer ensemble pour que ce projet aboutisse. Concernant l’interaction avec l’administration et les étudiants, ça se passe très bien. Ma porte est toujours ouverte pour les étudiants et ils n’hésitent pas à venir.

ASE Communications :  Vous dites que vous voulez mettre vos compétences au service de ce projet qu’est l’ASE ; quels sont alors vos souhaits pour la suite ?

Dr. Agbaglah:  C’est qu’on puisse asseoir cette formation-là, que ce soit dans les programmes, que ce soit dans les recrutements, que ce soit dans les placements, qu’on puise asseoir l’unicité de l’ASE. Offrir une formation de type Nord-Américain, dans un pays de l’Afrique francophone. Notre ambition est de doter nos étudiants de bagages nécessaires pour pouvoir aller continuer dans les grandes universités américaines, ou aller travailler dans des institutions internationales. On a déjà des résultats encourageants pour l’avenir.

ASE Communications :  Qu’est-ce qui vous motive le plus ?                         

Dr. Agbaglah: C’est de pouvoir mettre mes connaissances au profit de mes jeunes frères africains. Vous savez par exemple, j’ai observé récemment lors du SIER (Ecole d’Eté sur la Recherche en Economie), comment nos étudiants sont confiants dans ce qu’ils font et comment ils peuvent allier la théorie et la pratique. Pour moi, c’est quelque chose de fort motivant. Je veux pouvoir aussi donner ce souffle-là aux autres jeunes africains afin qu’ils se disent : « notre bonheur n’est pas forcément à l’occident mais que nous devons construire notre continent ». Et je prêche par l’exemple ; j’espère que d’autres nous rejoindront !

ASE Communications :  Pour finir, pourriez-vous nous dire quels sont vos hobbies ?

Dr. Agbaglah: J’adore l’information ! Chez moi, à la maison, je ne fais que ça. Je ne regarde pas beaucoup de films. Je suis plutôt l’information. Je veux comprendre l’Afrique, l’histoire de l’Afrique, pas telle qu’on nous l’a décrite mais la vraie histoire de l’Afrique. Ça prend beaucoup de temps et d’énergie de pouvoir chercher dans la littérature, quelle est la vraie histoire de l’Afrique. En plus de la quête de l’information, je joue un peu à la guitare.