DAO Aziz est né en 1993 au Burkina Faso. Après avoir obtenu sa licence en statistiques et en informatique en 2014, à l'Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso, il a rejoint l’African School of Economics. Il obtient dans cette Université panafricaine basée au Bénin, un Master en Mathématiques, Economie et Statistiques (MMES). Il effectue actuellement un stage au siège du Fonds international de développement agricole (FIDA) à Rome. 

Pendant deux ans d'apprentissage pratique et technique intense, Aziz a été spécialisé dans l'évaluation d'impact. Il a travaillé sur de multiples projets qui l'ont exposé à l'acquisition et à l'analyse de données, à l'arpentage et à la méthodologie des échantillons. En outre, il a cultivé quelques compétences en statistiques et une connaissance des logiciels statistiques tels que R, Stata, SPSS, Matlab en tant qu'aide de recherche au service informatique de l'ASE-IREEP. De plus, il a travaillé sur un projet d'évaluation d'impact visant à mesurer le comportement de vote des personnes confrontées à différentes façons de faire campagne lors d’élections au Bénin. Il s'est impliqué dans la coordination sur le terrain.

Après son diplôme, il a été recruté pendant 4 mois par l’ASE pour une consultation en qualité d’associé de recherche et coordinateur de terrain d'un projet visant à évaluer une assurance indice du Programme d'appui au développement agricole et entrepreneuriat rural (PADAER) au Sénégal. Actuellement, Aziz est en stage au siège du FIDA à Rome ; avec la Plate-forme pour la gestion des risques agricoles, résultat des discussions du G8 et du G20 sur la sécurité alimentaire et la croissance agricole. L’objectif est de faire de la gestion des risques agricoles un plan politique intégral de neuf pays en Afrique sous-saharienne.

Qu'est-ce que l'ASE lui rappelle ?

 « J'ai rencontré de nombreuses personnes issues de diverses origines et d'expériences. Non seulement l’ASE m’a donné une forte capacité d'analyse et de recherche, mais aussi me fait penser et rêver grand. Ne jamais abandonner et continuer à bien faire les choses, sont des valeurs précieuses que l’ASE cultive chez ses étudiants, pour les aider à atteindre leurs objectifs ».

Les anciens étudiants de l'ASE continuent de témoigner à propos de l'école. Celle-ci s'appelle Mariétou de la famille Sanogo du Mali. Elle travaille actuellement au Nigeria, après son Master à l'ASE, promotion de Décembre 2016 dernier.

Mariétou est titulaire de 2 Masters : le 1er en sciences actuarielles à l'Université Badji Mokhtar en Algérie ; le second est un Master en Mathématiques Economie et Statistiques (MMES) à l’African School of Economics, une université panafricaine basée au Bénin. Juste après son diplôme, Mariétou est recrutée comme «Impact Evaluation field coordinator » au Laboratoire d'innovation en genre ( GIL) de la Banque mondiale, région africaine. La position actuelle de Mariétou est liée à des compétences acquises à l’ASE, comme elle en témoigne : « l’ASE a amélioré mon anglais et mes compétences dans l'analyse quantitative. Maintenant, je peux utiliser efficacement les outils d'analyse que j'ai acquis avant et pendant ma formation ».

Elle ajoute au sujet de l'ASE : « j’ai aimé le caractère engagé des enseignants. Ils donnent le meilleur d’eux-mêmes pour aider les étudiants à réussir. J'apprécie également les efforts de l'Ecole pour promouvoir une formation de qualité pour les Africains. L'avenir est brillant pour les étudiants de l'African School of Economics ».

Un ex étudiant de l'ASE parle volontiers de son ancienne école et accepte de dévoiler son parcours professionnel au public. Il se rappelle sa formation à l'ASE et l'exprime avec enthousiasme. 

De nationalité béninoise, Norbert Kpadonou a intégré en 2009 le programme de Master en économie politique et statistique appliquée (MEPSA) de l’IREEP après une maîtrise en sciences économiques à l’Université d’Abomey-Calavi. Déjà avant sa soutenance du master en janvier 2012, il a commencé à travailler à l’Institut de recherche pour le développement (IRD) en partenariat avec le Centre de formation et de recherche en matière de population (CEFORP/UAC). Il y occupait le poste de statisticien économiste, assistant de recherche sur un programme depuis février 2011. Fin de cet épisode en 2014, année au cours de laquelle Norbert K. a rejoint le Centre de recherche en démographie de l’Université catholique de Louvain en Belgique où il prépare actuellement une thèse de doctorat en démographie. Ses recherches portent principalement sur la conciliation des rôles économiques et professionnels dans les villes ouest-africaines, notamment Cotonou, Lomé et Ouagadougou. Ce sujet est une suite de son mémoire défendu à l’ASE/IREEP, sur la fécondité et l’accessibilité des femmes à l’emploi à Cotonou.

En somme, Norbert Kpadonou s’intéresse aux questions de genre dans le travail, la conciliation travail-famille, l’éducation et la santé.

Qu’a-t-il retenu de son séjour estudiantin à l’ASE/IREEP ? 

« J’ai été particulièrement marqué par l’ambiance de travail et la bonne amitié entre étudiants durant et même après ma formation. Je souligne aussi la qualité des enseignants et la richesse du programme qui va au-delà du savoir. L’ASE forge chez l’apprenant une mentalité de gagneur. »

Plus d'une décennie après avoir obtenu son diplôme de l'École africaine d'économie, Damase Sossou parle d'ASE. Il tire un bilan positif de son séjour étudiant dans cette université panafricaine.

Communication team : Notre première curiosité : quelle filière avez-vous fait à l’ASE ?

Damase Sossou : Je suis de la première promotion de l’IREEP, le plus ancien des instituts de l’ASE. Je suis l’un des premiers étudiants à obtenir le Master en Économie Publique et Statistiques Appliquées (MEPSA) en 2006. Avant cela, j’ai reçu une formation d’Ingénieur en Travaux Statistiques à l’ENEAM (ex INE).

Communication team : Quel a été votre premier poste après l’ASE ?

Damase Sossou : En tant qu’étant étudiant à l’ASE déjà, j’étais assistant de recherches. Je travaillais sur les projets de recherches de l’école en économie politique et en gouvernance locale. Puis, avant même d’obtenir mon diplôme à l’ASE, j’ai été recruté dans la fonction publique en 2008 et j’y suis toujours.

Communication team : L’ASE a-t-elle contribué à cette réussite ?

Damase Sossou : Honnêtement, j’ai réussi au concours de la Fonction publique, compte tenu du background que j’avais à l’INE. Mais quand j’ai commencé à travailler, c’est grâce à ma formation à l’ASE que je me suis distingué professionnellement. Les capacités techniques que j’ai eues à l’African School of Economics, m’ont permis d’avoir de bons réflexes par rapport aux dossiers ; et surtout ma façon particulière d’analyser les questions ont fait que j’ai eu un parcours intéressant.

Communication team : OK. Qu’est-ce que l’ASE vous a apporté concrètement du point de vue professionnel et qui vous distingue de vos collègues ?

Damase Sossou: C’est cette ouverture d’esprit qu’elle m’a donnée sur toutes les questions d’ordre sociologique et de gouvernance. Ce qui fait que mes analyses suivent souvent des angles pluriels et riches. Toute chose que n’a pas forcément un individu qui n’a pas été soumis à ce genre de formation. Je me souviens aussi que l’ASE m’a aidé à faire mon stage de recherches à l’Université de Cape Town (en Afrique du Sud) en 2007. C’était une expérience enrichissante.

Communication team : Parlez-nous de vos relations aujourd’hui avec l’ASE.

Damase Sossou : Actuellement, j’interviens dans le programme du CEIPP en tant qu’instructeur à l’ASE. Par ailleurs, je suis chercheur associé. Par exemple, pour les dernières élections communales, j’ai participé à un projet de recherches avec le professeur Wantchekon, fondateur de l’ASE sur des questions d’élections. Je travaille également avec le professeur et d’autres de ses collègues basés à Toulouse School of Economics et en Espagne, sur un projet de recherches dans le cadre de l’amélioration de la performance des agents à leurs postes au niveau des communes.

Communication team: Nous sommes presque à la fin de cet entretien, un mot ou un conseil aux lecteurs ?

Damase Sossou: Je tiens à préciser que tous ceux qui ont fait l’ASE se distinguent partout où ils passent ; que ce soit des Béninois ou toutes les autres nationalités, ils sont dans les meilleures institutions. Pour ceux-là qui veulent vraiment impacter le monde en matière de réflexion stratégique sur les questions de développement, ils doivent faire le choix de l’ASE. Et pour ceux-là qui visent juste une petite formation avec un emploi de courte durée, je leur conseille d’autres écoles. (Rires)

Communication team : Je vous remercie.