5 Décembre 2017. Un rendez-vous sur le savoir a eu lieu à l'African School of Economics cet après-midi sur le thème : «Les interactions humaines végétales dans un monde en mutation». Ce séminaire académique a été présenté par le Dr. Orou Gaoue, Professeur Assistant au département d'écologie et de biologie évolutive de l'Université du Tennessee, Knoxville (USA).

Tout au long de ses recherches, il a montré comment la réponse du système aux perturbations affectait les interactions futures dans un environnement où l'humain interagit avec les plantes et où la conservation et la durabilité de l'environnement sont parmi les défis les plus importants pour les décideurs. Pour répondre à ces différentes questions, il a identifié la récolte comme la perturbation des plantes et a utilisé le modèle de projection matricielle pour mesurer la réponse de la population à la récolte. La population de plantes a été divisée en deux groupes de population non récoltée et récoltée. L'hétérogénéité des plantes individuelles (dépassements, reproduction et croissance meilleures que la moyenne, absence de récolte non récoltée, ...) est prise en compte dans l'étude. Les résultats ont montré que lorsque l'hétérogénéité de la récolte augmente, la population a tendance à être pire et cela peut mener à une politique de non-durabilité. La conclusion est que les réponses du système écologique à la perturbation et la réponse des plantes à la perturbation affectent négativement l'interaction future.

Le 29 Novembre 2017, l'ASE a organisé son séminaire académique hebdomadaire sur le thème, «L'inefficacité du désherbage manuel dans les systèmes de riz pluvial touchés par les mauvaises herbes parasites», présenté par Dr. Simon N'cho, économiste agricole de l'ITA (Institut International Pour l'Agriculture Tropicale).

Dr. Simon a présenté une étude qui a été faite dans un contexte soulignant la grande importance du riz dans le monde et spécifiquement en Afrique sub-saharienne, combinée avec les contraintes ou les problèmes qui affectent sa culture. L'objectif principal de l'étude était d'identifier les sources d'inefficacité dans un environnement de production de riz caractérisé par la présence de mauvaises herbes parasites. L'étude a été menée dans deux pays d'Afrique subsaharienne, au Bénin et en Côte d'Ivoire. Dr. Simon, en mettant l'accent sur l'approche d'analyse, présente aux étudiants les techniques d'estimation de l'efficience, y compris l'Analyse de l'Enveloppement des Données (EDA), qu'il a particulièrement utilisées pour son analyse. Les résultats n'ont montré aucune certitude pour les deux pays que le désherbage manuel diminue l'inefficacité technique du travail de désherbage d'une ferme infestée par des mauvaises herbes parasites, mais on a constaté des inefficacités importantes dans ces pays.

 

 

 

Le mardi 14 novembre 2017, l’ASE a organisé comme il est de coutume, son séminaire hebdomadaire d’échange avec les étudiants. Les agents de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique étaient les invités pour cette session.

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La rencontre a débuté par le mot de bienvenue du doyen de l’ASE,  Père Claude Domfang, qui a par la suite cédé la parole aux invités pour la session proprement dite.

Cyrille VITO a fait une présentation de ses autres collègues présents ; il s’agit de Bienvenu Akodigna et Laurent Akpo, respectivement directeur de la bibliothèque et chargé des affaires culturelles à l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin.

Bienvenu AKODIGNA a parlé des ressources dont dispose la librairie pour l’apprentissage et l’amélioration des compétences en langue anglaise. S’agissant des ressources, il a parlé des différents livres touchant une grande variété de domaines, le programme Pimsleur, les séances de conversation en anglais.

S’en est suivi la présentation de Laurent Akpo sur les opportunités de bourses d’études disponibles à l’ambassade des Etats-Unis près le Bénin, notamment les bourses Fullbright et le Ham free.

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La bourse Fullbright est permet d’envoyer des Américains pour des études à l’étranger et les citoyens étrangers à venir eux aussi étudier aux Etats-Unis. Laurent Akpo a précisé que cette bourse a été inventée par le sénateur Will Fullbright qui pensait fortement après les contextes difficile d’après-guerre des années 1945 que cela aiderait à découvrir les Etats-Unis, sa culture ainsi que le monde. A l’opposé du programme Fullbright qui dure environ deux (02) ans, le Ham free est un programme de 10 mois. Tous ces deux programmes sont totalement financés par les Etats-Unis.

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La séance a pris fin par une séance de questions-réponses pour davantage de précisions, suivie d’une photo de famille.

Il y a quelques semaines, 20 cadres du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (MAEP) ont bénéficié d’une formation intensive de 30 jours en Evaluation d’Impact des Politiques Publiques. La formation a été donnée par l’African School of Economics et s’est déroulée du 24 juillet au 08 septembre 2017. L’activité a été financée par la Coopération Technique Belge (CTB) à travers le Projet d’appui aux organisations béninoises par le renforcement des compétences (Paorc). Yannick Kouakanou, assistant technique national au Paorc nous a accordé une interview sur le sujet.

ASE : Bonjour M. Kouakanou !

Y. Kouakanou : Bonjour !

ASE : Pourquoi la CTB a-t-elle accepté d’accompagner le MAEP dans le cadre de cette formation en Evaluation d’Impact ?

Y. Kouakanou : C’est une activité qui au départ n’avait pas été inscrite à notre budget. Mais nous avons été saisis d’une requête du MAEP pour accompagner leurs efforts en matière d’évaluation d’impact des politiques publiques, notamment des politiques agricoles. Vu la pertinence du besoin et après avoir consulté les différents partenaires principaux et stratégiques du ministère, nous avons convenu d’accompagner cette initiative. Puisque, c’est un fait que les capacités des cadres de l’administration publique en matière d’évaluation d’impact des politiques en général, et des politiques publiques en particulier, étaient soit inexistantes, soit faibles, au meilleur des cas. Donc pour nous, c’était une opportunité qu’il fallait vraiment saisir pour accompagner les efforts du ministère, en matière d’évaluation. Nous avons donc accepté. Nous avons eu beaucoup de discussions avec l’école formatrice African School of Economics, avec les bénéficiaires, et finalement cela a abouti à concrétisation.

ASE : Qu’est-ce qui vous a motivé à valider le choix de l’ASE  par le MAEP, pour donner cette formation ?

Y. Kouakanou : Lorsque le MAEP nous a saisis en nous proposant l’ASE, nous nous sommes demandés pourquoi nous choisirions cette école et pas une autre ?

Vous savez, selon les procédures de la CTB, il faut toujours un appel à concurrence avant de choisir un prestataire. Mais la réalité des faits était que, selon nos investigations, l’ASE était la seule sur le territoire national à délivrer un certificat en matière d’évaluation d’impact des politiques publiques. Il y a d’autres écoles qui font des formations en ce qui concerne l’évaluation de projets, la gestion de projets, ou peut-être même parfois l’évaluation des politiques publiques, mais pas l’évaluation d’impact. Donc pour nous, c’était vraiment la seule offre valable sur le marché. Nous avons fait des recherches sur la crédibilité de l’école, sur sa représentation au niveau régional, et nous avons été rassurés, ayant compris que nous pouvions faire confiance à cette école.

ASE : Vous avez fini de financer le MAEP dans le cadre du renforcement des capacités de ses cadres. Quel est le prochain objectif  du PAORC ?

Y. Kouakanou : Nous souhaiterions fortement que le même processus se fasse au niveau du Ministère de la Santé. Parce que la coopération belge intervient globalement dans deux domaines : le secteur agricole et le secteur de la santé. Si nous avons un budget, et que le Ministère de la Santé exprime le besoin de se former en évaluation d’impact,  j’avoue que ce sera une très belle expérience pour nous.

Par ailleurs, au niveau du Ministère de l’Agriculture, cette activité n’est pas encore finie selon nous. Parce que l’accompagnement que nous apportons au MAEP ne s’arrête pas à la certification. En dehors de la certification des cadres qui ont été formés, nous voulons que l’ASE les accompagne dans la mise œuvre effective, l’application sur le terrain de l’évaluation d’une politique, d’un programme qui aura été retenu de commun accord avec eux. Ainsi, après cette phase de formation, nous allons convenir avec l’école, et en fonction des budgets disponibles d’un accompagnement dans l’exercice de tout ce qui a été appris. Le but final est d’avoir un document d’évaluation d’impact, produit par les apprenants eux-mêmes avec le coaching des formateurs. Donc ça, c’est la prochaine étape.

ASE : Quel est le budget ayant servi à financer la formation qui vient de s’achever avec le MAEP ?

Y. Kouakanou : Le budget, il faut dire que cela fait partie des choses qui nous ont bien impressionnés au sujet de l’ASE, au niveau du Paorc. Des coûts extraordinairement abordables ! Et ce qui est aussi intéressant, c’est que ce budget permettait de couvrir l’ensemble du processus. Ce qui a été un peu difficile pour nous et qu’on ne pouvait pas prendre en charge, c’était le choix des participants de délocaliser la formation et de la faire de façon intensive. Ils ont préféré ne pas le faire en trois séances par semaine, mais le faire lors de séminaires délocalisés de Cotonou. Ce budget, nous n’avons pas pu le supporter mais heureusement, un autre partenaire technique et financier du Fonds international de développement agricole des Nations Unies (Fida) s’en est chargé.

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Après 4 semaines de formation en Evaluation d’Impact des Politiques Publiques, les cadres du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche donnent leurs impressions. Innocent Togla, Secrétaire général adjoint du ministère est le 1er à répondre à nos questions.

ASE : Ma première question est toute simple : pourquoi avez-vous sollicité cette formation en évaluation d’impact alors que vous aviez des structures internes au MAEP qui exercent dans ce domaine depuis longtemps déjà ?

Innocent Togla : On dit souvent dans nos langues, « on finit de grandir, mais on ne finit jamais d’apprendre ! ». Nous avons voulu renforcer nos capacités pour mieux faire ce que nous avons l’habitude de faire. L’Evaluation d’Impact permet de savoir ce que vous aviez déjà fait et de mieux vous orienter pour savoir ce qui doit être fait plus tard ; et étant donné que nous, au ministère, nous avons beaucoup de programmes que nous gérons, il est très important d’approfondir nos connaissances en Evaluation d’Impact. Cela aidera à mieux orienter  nos actions en direction des populations cibles.

ASE : Combien d’agents du ministère au total ont été envoyés en formation ?

Innocent Togla : Nous étions 20 au total ! Et même si certains ont parfois eu des empêchements, tout le monde a participé à la formation. Ce groupe était décidé à se faire former pour rehausser l’image du ministère.

ASE : Qu’est-ce qui vous a inspiré à choisir l’African School of Economics pour  vous assurer cette formation ?

Innocent Togla : Vous savez, il y a des écoles qui se sont fait un nom! Tout le monde connaît un peu les résultats que donne l’African School of Economics dans ce domaine. La notoriété de l’école est reconnue un peu de tous pour le moment. Ils se sont illustrés à plusieurs occasions, et lorsque l’opportunité nous a été donnée d’avoir cette formation, on n’a pas hésité à avoir recours à cette école, compte tenu de la qualité de ses enseignants et de sa renommée.

ASE : Après cette formation, quels seront concrètement les éléments qui vous permettront d’en apprécier l’impact sur votre ministère ?

Innocent Togla : Que chacun à son poste puisse refléter ce qu’il a appris dans ses différentes participations aux équipes d’évaluation. Lors de l’élaboration des projets, il faut désormais appliquer tout ce qu’on a appris, les évaluations de base, les enquêtes de référence, la théorie de changement, etc.

ASE : Je vous remercie.