6 Février 2018Dans le dernier opus de la série de séminaires de recherche académique, Hector Agossa a fait une présentation sur « Les institutions spécialisées des communautés africaines : le cas de la Banque Centrale de l’Afrique de l'Ouest (BCEAO) ». Hector Agossa, spécialiste du droit public et professeur à l'ASE, a commencé par définir la fonction de la BCEAO en tant qu'institution responsable de l'émission monétaire dans la région de l'Union Monétaire Ouest-Africaine (UMOA).

Le professeur Agossa a ensuite dénoncé « la persistance d'une pathologie coloniale » à travers laquelle la France continue d'exercer une influence indue sur la zone de l'UEMOA. Il a développé sa pensée en expliquant que tous les billets et pièces de monnaie utilisés dans huit pays d'Afrique de l'Ouest sont produits en France. Des obligations asymétriques défavorisent davantage les pays de l'UEMOA. Selon Hector Agossa, l'effet cumulatif est que les États d'Afrique de l'Ouest ne sont pas traités comme égaux ; le taux de réserve difficile leur interdit également de financer leurs fonctions souveraines. En plus, sur la relation entre les anciennes puissances coloniales et le continent africain, Hector Agossa a remis en question la définition de la pauvreté qui classe les pays comme le Bénin parmi « les plus pauvres ».

Le séminaire s'est terminé par une session de questions-réponses animée par le professeur Alice Bonou-Fandohan. Hector Agossa a articulé les distinctions entre l'UMOA et l'UEMOA. Il a ensuite décrit le rôle de l'investissement et les banques commerciales et la nécessité d’avoir une bonne réglementation. Enfin, il a offert des conseils pertinents aux étudiants et aux politiciens, respectivement. Agossa a encouragé les étudiants à cultiver des compétences interdisciplinaires afin qu'ils puissent se joindre aux débats importants à l'intersection du droit et de l'économie. Au niveau macroéconomique, il a insisté sur le fait que les pays de la CEDEAO doivent sérieusement réfléchir à ce qu'ils espèrent gagner et qu'ils doivent donner la priorité à l’intégration politique avant l'intégration économique.

 

Faisant désormais partie du corps professoral de l’African School of Economics, Dr. Songbian Zime, recruté depuis quelques mois, nous livre ses impressions sur ses nouvelles fonctions, parmi lesquelles la coordination du Development Research Lab de l’ASE.

ASE Communication : Bonjour Dr. Zime, quelle est votre fonction à l'ASE ?

Dr. Zime : Je suis professeur et Coordonnateur du Development Research Lab (en français, Laboratoire de recherche en développement).

 

ASE Communication : Quelle formation avez-vous effectuée ?

Dr. Zime : Je suis Docteur-Ingénieur en Sciences de Gestion.

 

ASE Communication : Que faisiez-vous avant l'ASE ?

Dr. Zime : J’étais assistant au Finance Risk Resarch Lab en Chine, ensuite économiste pour l’Economic Development Research en Turquie, et par la suite économiste à l’Institu National de la Statistique et de l’Analyse Economique (INSAE) au Bénin.

 

ASE Communication : Comment avez-vous entendu parler de l’ASE et comment s'est passé votre recrutement ?

Dr. Zime : Mon recrutement est le fait du directeur général de l’INSAE, suite à une demande du président de l’ASE, qui avait besoin de quelqu’un avec mes domaines de recherche et de compétence.

 

ASE Communication : Quelle appréciation faites-vous de l’ASE depuis que vous êtes là ?

Dr. Zime : J’ai une très bonne appréciation de l’ASE. Il y a de l’engagement, de l’innovation, et l’école a une dimension internationale.

 

ASE Communication : Comment se passe l'interaction entre vous et l'administration, entre vous et les étudiants ?

Dr. Zime : Pour moi, travailler avec l’administration, c’est comme être en famille ou en équipe. Avec les étudiants, cela est assimilable à un travail de groupe de recherche.

 

ASE Communication : Quels sont vos souhaits pour la suite ?

Dr. Zime : Je souhaiterais couvrir toute l’étendue du territoire national et intégrer les filières des TIC et d’agronomie.

 

ASE Communication : Pouvez-vous nous décrire votre journée type à l’ASE ?

Dr. Zime : Une fois au bureau, je reçois les étudiants, nous discutons sur certains sujets de cours et de recherche. Je discute avec les développeurs, j’apprécie le travail et je valide les différentes tâches conformément aux objectifs et au cahier de charge.

 

ASE Communication : Qu'est-ce qui vous motive le plus ?

Dr. Zime : Ce qui me motive le plus c’est la recherche, les échanges interculturels, l’intégration et l’ambiance de travail.

 

ASE Communication : Quels conseils pourriez-vous donner à un étudiant qui envisagerait de suivre votre voie ?

Dr. Zime : Choisir l’ASE, c’est choisir des formations qui leur permettront de faire face aux défis de développement de l’Afrique et de la mondialisation.

 

ASE Communication : Quels sont vos hobbies ?

Dr. Zime : J’aime voyager, naviguer sur Internet, et jouer au football.

 

ASE Communication : Merci beaucoup Dr. Zime.

ASE Communication: Qu’est-ce que c’est votre nom, prénom, et poste occupé à l’ASE/l'IREEP ?

Aïchatou Hougbe: Je m’appelle Aïchatou Hougbe, je suis Chargée des Affaires Administratives.

ASE Communication: Où aviez-vous travaillé avant l'ASE/l’IREEP ?

Aïchatou Hougbe: J'avais travaillé à Africabourse (une Société de Gestion et d'Intermédiation) en tant que gestionnaire de portefeuilles titres.

ASE Communication: Comment dériveriez-vous une journée typique de travail?

Aïchatou Hougbe: Une fois arrivée au  boulot à 8h30, je vaque à mes occupations journalières prévues dans mon cahier de charges.

ASE Communication: Qu'est-ce que vous appréciez le plus dans le fait de travailler à l’ASE/l’IREEP ?

Aïchatou Hougbe: Les principales activités de l'IREEP que j'apprécie sont les enquêtes réalisées. En effet ces enquêtes jouent un rôle capital dans la prise de décisions de certains agents économiques, que ce soit l'État ou le simple citoyen. Les résultats et conclusions de ces enquêtes qui couvrent des secteurs politiques comme économiques orientent par exemple les gouvernants sur les actions à mener pour bien satisfaire les attentes des populations. Ça permet également aux bailleurs de fonds de savoir dans quel domaine investir pour impacter durablement et efficacement la vie des populations. C'est en clair un outil d'aide au développement.

ASE Communication: Comment diriez-vous que l'ASE à contribuer au développement de votre carrière?

Aïchatou Hougbe: L'ASE a beaucoup contribué au développement de ma carrière pour plusieurs raisons. D’abord, je suis formée par l’ASE (fais partir de la 1ère promotion de l'ASE). J’y ai donc eu mon Master en Administration des Affaires (MBA). Les compétences théoriques reçues en finances m’ont permis d’être embauchée directement à la SGI Africacourse sans une période de stage. Egalement l’ASE vraiment a contribué à l’amélioration de mon niveau en Anglais et en informatique. En outre, c'est l'ASE qui m'a embauché aujourd'hui.

ASE Communication: Comment décririez l'ASE en 3 mots ?

Aïchatou Hougbe:Innovation, Leadership, Développement

ASE Communication: Quels sont vos conseils pour la future génération d'étudiants de l'ASE ?

Aïchatou Hougbe: Mes conseils pour la future génération de l'ASE, c'est d'abord leur dire qu'ils n'ont pas fait un mauvais choix et qu'ils s'impliquent à fonds dans les différentes activités extra universitaires que l'école leur offre qui contribueront à coup sûr à faire d'eux des diplômés tout fait.

ASE Communication: Quelle est votre vision de l'ASE dans 10 ans ?

Aïchatou Hougbe: Ma vision est de voir l'ASE représenter le plus grand centre de formation et de recherches des hauts cadres de l'Afrique. Un centre étendu à tous les domaines de formation où les étudiants européens, américains et autres pourront venir se faire former. Je profite de l'occasion pour remercier le fondateur de l'école le Président Léonard WANTCHEKON dont l'ambition pour l'ASE peut se mesurer à travers ses multiples actions.

 

Messan Agbaglah est Professeur de Microéconomie à l’African School of  Economics (ASE).  Avant de rejoindre l’ASE, il était chercheur au gouvernement fédéral du Canada.  Il est titulaire d’un Doctorat en Economie à l’Université de Montréal au Canada, après un diplôme d’Ingénieur en Statistique Economie communément appelé ISE à l’Ecole de Statistiques d’Abidjan. Il est togolais. Le Docteur Agbaglah a accordé une interview à l’équipe de communication.

ASE Communications : Comment avez-vous entendu parler de l’ASE et comment s’est passé votre recrutement ?

Dr. Agbaglah: Je connaissais l’école depuis sa création puisque j’étais promotionnaire des tous premiers professeurs qui sont venus ici. Je suivais l’ASE progressivement dans le temps. Puis après, j’ai eu l’opportunité de rencontrer le professeur Léonard. On a discuté et voilà, il m’a invité à présenter un séminaire. Je suis venu présenter un séminaire en septembre 2016 et je suis passé en mission pour un cours de théorie en microéconomie pour les étudiants en Doctorat et en MMES (Master en Mathématiques, Economie et Statistique). C’est après ces interactions que j’ai rejoint l’ASE pour de bon.

ASE Communications : Quelle appréciation faites-vous de l’ASE depuis que vous êtes là (administration, interaction avec les étudiants) ?

Dr. Agbaglah:  l’ASE, c’est un projet unique en Afrique francophone par rapport à ses ambitions, à ce qu’elle a eu à réaliser déjà. Essentiellement, je pense c’est quelque chose qu’il faut pour l’Afrique et moi je veux juste en faire partie pour mettre mes compétences à son service. J’espère qu’on va cheminer ensemble pour que ce projet aboutisse. Concernant l’interaction avec l’administration et les étudiants, ça se passe très bien. Ma porte est toujours ouverte pour les étudiants et ils n’hésitent pas à venir.

ASE Communications :  Vous dites que vous voulez mettre vos compétences au service de ce projet qu’est l’ASE ; quels sont alors vos souhaits pour la suite ?

Dr. Agbaglah:  C’est qu’on puisse asseoir cette formation-là, que ce soit dans les programmes, que ce soit dans les recrutements, que ce soit dans les placements, qu’on puise asseoir l’unicité de l’ASE. Offrir une formation de type Nord-Américain, dans un pays de l’Afrique francophone. Notre ambition est de doter nos étudiants de bagages nécessaires pour pouvoir aller continuer dans les grandes universités américaines, ou aller travailler dans des institutions internationales. On a déjà des résultats encourageants pour l’avenir.

ASE Communications :  Qu’est-ce qui vous motive le plus ?                         

Dr. Agbaglah: C’est de pouvoir mettre mes connaissances au profit de mes jeunes frères africains. Vous savez par exemple, j’ai observé récemment lors du SIER (Ecole d’Eté sur la Recherche en Economie), comment nos étudiants sont confiants dans ce qu’ils font et comment ils peuvent allier la théorie et la pratique. Pour moi, c’est quelque chose de fort motivant. Je veux pouvoir aussi donner ce souffle-là aux autres jeunes africains afin qu’ils se disent : « notre bonheur n’est pas forcément à l’occident mais que nous devons construire notre continent ». Et je prêche par l’exemple ; j’espère que d’autres nous rejoindront !

ASE Communications :  Pour finir, pourriez-vous nous dire quels sont vos hobbies ?

Dr. Agbaglah: J’adore l’information ! Chez moi, à la maison, je ne fais que ça. Je ne regarde pas beaucoup de films. Je suis plutôt l’information. Je veux comprendre l’Afrique, l’histoire de l’Afrique, pas telle qu’on nous l’a décrite mais la vraie histoire de l’Afrique. Ça prend beaucoup de temps et d’énergie de pouvoir chercher dans la littérature, quelle est la vraie histoire de l’Afrique. En plus de la quête de l’information, je joue un peu à la guitare.

 

 

 

 

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Gaius A. est un jeune béninois titulaire d’un Master en Mathématiques, Economie et Statistiques à l’African School of Economics (ASE) ; promotion 2017. Il partage son expérience avec les internautes à travers cette interview.

ASE Communication : Bonjour Gaius !

Gaius  Ahamidé : Bonjour !

ASE Communication : Vous venez d’être diplômé à l’African School of Economics. Avant de rejoindre cette école, qu’avez-vous étudié ?

Gaius  Ahamidé : J’ai obtenu une licence en planification à l’Ecole Nationale d’Economie Appliquée (ENEAM) au Bénin, puis j’ai eu à faire des stages professionnels en entreprise. J’ai également suivi une formation sur des logiciels de statistiques.

ASE Communication : Et arrivé à l’ASE, quelle filière avez-vous embrassé et quel a été votre parcours ?

Gaius  Ahamidé : J’ai fait un master en Mathématiques, Economie et Statistiques MMES. J’ai obtenu mon diplôme en décembre 2017. J’ai eu à participer à des enquêtes et des collectes de données, notamment l’enquête sur la gestion des soins d’urgences, l’enquête sur la motivation des bureaucrates, et le projet sur l’emploi des jeunes. J’ai également été assistant de recherche sur des projets telle que le projet New Development Planning (NDP) en collaboration avec les universités d’Ottawa et de Manchester,  et le projet International Initiative for Impact Evaluation (3ie) sur l’éducation des jeunes filles. Autrement, j’ai été teaching assistant pour le professeur David GBAGUIDI en Macroéconomie.

ASE Communication : Ce parcours vous a surement permis d’acquérir des Compétences et des expériences,  Parlez-nous-en !

Gaius  Ahamidé : Mon séjour à l’ASE m’a permis de renouer avec une méthode d’apprentissage perdue y a quelques années, c’est celle du travail dur, accéléré, intense, stricte. Cela m’a permis d’assoir des connaissances très solides en macro, en micro, en économie de développement. La formation à l’ASE nous permet d’acquérir les techniques d’enseignement en vogue dans les meilleures universités au monde. Tout cela m’a aidé à écrire un mémoire de Master qui révèle la qualité de la formation reçue. Ce mémoire a d’ailleurs été présenté au SIER 2017.

L’autre expérience pour moi a été ma participation à la conception de certains projets, le design des projets de recherche par des techniques appropriées pour obtenir un travail sérieux et rigoureux.

ASE Communication : A présent, quels sont vos projets ?

Gaius  Ahamidé : Postuler pour un programme de doctorat dans une université nord-américaine, ceci à travers le programme Pré-doctoral de l’ASE qui nous permet de bien nous préparer à aller dans de meilleures universités Nord-américaines. Le programme Pré-doctoral nous forme en nous dotant de connaissances sur les divers programmes de doctorat que proposent ces universités de haut calibre.

ASE Communication : C’est la fin de l’interview, avez-vous quelque chose à ajouter ?

Gaius  Ahamidé : Je trouve que la formation à l’ASE est superbe !  En ce qui concerne les conditions des étudiants, je trouve que c’est déjà pas mal même s’il y a encore à faire. Le « work study » est un programme innovant et très intéressant et le programme de « cleaning » pour les étudiants est très avantageux pour eux ; cela permet de développer l’esprit d’équipe et bien d’autres choses.