Le séminaire de recherche organisé chaque semaine par l’African School of Economics (ASE), a reçu ce 21 Mars 2017, Alex Dobyan, Princeton-in-Africa Fellow à l’ASE.  Sa présentation avait pour thème : Qui vend la vérité ? Une étude de cas de reportages sur la crise de Boko Haram.  M. Dobyan a montré les manipulations d’informations dans les médias avec pour effet, la création d’un environnement d’incertitude et de méfiance au sein de la population nigériane.

Par exemple, il a montré pour une même période et une même attaque, des chiffres très variés dans les journaux : de 30 à 300 de victimes. Dans ce contexte de manipulation, les populations incapables d’identifier la source crédible, se méfient même des sources gouvernementales.

Allant plus loin, Alex Dobyan signale qu’en cas de défaite sur le terrain, les acteurs en conflits inventent des statistiques et donnent les informations qui les arrangent. Selon le chercheur, cet échec de l’information empêche le gouvernement nigérian d’obtenir le soutien des populations touchées par le conflit, en vue de défaire le groupe Boko Haram.

 

L’événement a eu lieu à nouveau ce jeudi 16 mars sous le leadership de Simplice Adjissè un Pré-doctorat de l’African School of Economics. Le but de la session, c’est le partage d’expériences, via WhatsApp, entre les étudiants de l’ASE et une personne qualifiée, quelle que soit le pays où elle réside. Cette fois-ci, Abhit Bhandari, doctorant à Columbia University est l’invité. 

 

Plusieurs étudiants de l’ASE ont échangé avec l’Invité. Les débats ont tourné autour de la recherche. Au terme des échanges, Abhit Bhandari estime que , « les étudiants de l'ASE sont bien préparés pour entrer dans les programmes de doctorat aux États-Unis ». Cela est mis en évidence, selon lui « par le fort contingent d’étudiant qui ont été acceptés à Princeton, New-York University, Ottawa etc. ». L’invité a aussi mentionné qu’il serait : « bon de souligner la formation quantitative reçue par les étudiants à l’ASE, insister sur la force de l’Ecole dans le domaine de la recherche, en particulier la recherche quantitative».

Le One to Ones Session est une idée de l’Etudiant Simplice Adjissè qui travaille à la réussite de l’événement depuis Février 2016. Une dizaine d’invités des universités de Princeton, de Stanford, d’Ottawa, de Columbia etc., ont déjà interagi avec les étudiants.

Wilfried Youmbi Fotso est le 4ème de la liste des 5 étudiants admis dans de prestigieuses universités pour leur cycle doctoral après leur Master à l’African School of Economics (ASE). Trois diplômés de l'ASE avaient été récemment admis dans les universités de Princeton, New-York et Illinois aux Etats-Unis. Ottawa vient de s’y ajouter.

Il a 26 ans, camerounais, récent diplômé du programme de Master en Mathématiques, Economie et Statistiques (MMES) à l’Université panafricaine basée au Bénin, African School of Economics (ASE).

Wilfried a fait ses études de premier cycle à l’Université de Yaoundé 1 au Cameroun avant de rejoindre l’ASE en 2014. « Dans cette Ecole panafricaine fondée par le Professeur Léonard Wantchékon que je remercie au passage, j’ai reçu une formation extrêmement unique et inhabituelle dans la théorie économique et les méthodes quantitatives avec la rigueur analytique nécessaire… », confie-t-il.

W. Fotso précise également que son but final est de contribuer au développement durable ainsi qu’à l'émergence de l'Afrique en général et du Cameroun en particulier. Il affirme avoir choisi l’ASE pour mieux s’outiller et se donner la chance de poursuivre son cycle doctoral dans de grandes universités comme celle d’Ottawa en Amérique du Nord. Ce rêve s'est accompli avec son admission à l'Ecole Supérieure d'Economie d'Ottawa-Carleton.

Ce qu’il retient de son passage à l’ASE : ‘’c'est un bon endroit pour étudier et pour développer les capacités de recherche et l'esprit de leadership’’.

 

Marcellin Brou en pleine démonstration

Le jeudi 9 mars 2017, l’African School o Economics a reçu Marcellin Brou pour son séminaire académique hebdomadaire. Marcellin Brou est professeur à l'université Félix Houphouët-Boigny en Côte d'Ivoire et l'un des professeurs externes de l’African School of Economics, où il enseigne l'économétrie. Le papier qu'il a présenté porte sur l’économétrie financière, la cohérence de l'estimation vraisemblable pseudo maximum. Au début, il a présenté les outils et méthodes utilisés en économétrie financière, notamment la méthode ARCH. Après cela, il a exposé les hypothèses sous cette méthode et son contenu. La présentation a été très enrichissante et ouverte, suscitant le grand intérêt des dizaines d'étudiants qui y ont assisté.

Marcellin Brou

Le professeur David Gbaguidi (en vert) discute avec l'assistance

Le 8 mars 2017, un séminaire a été organisé pour les étudiants doctorants afin de mieux connaître les domaines de recherche des professeurs de l'ASE. A cette occasion, le professeur David Gbaguidi a présenté son domaine de recherche et d'intérêt et a également parlé de ses autres travaux en cours. La présentation a duré de 10 à 15 minutes, suivie par les questions des étudiants et autres professeurs présents. La plupart des questions portaient sur la façon dont David Gbaguidi pourrait obtenir des fonds pour ses recherches actuelles et impliquer certains des étudiants afin qu’ils apprennent quelque chose de nouveau. D’autres professeurs ainsi que le doyen Père Claude Domfang, ont également posé des questions et ont contribué en proposant des approches de solutions. Au total, 7 personnes personnes ont pris part au séminaire: trois étudiants et quatre professeurs dont le doyen. La durée du séminaire était d'une heure.

La présentation du jour